Spider-Man : Miles Morales – À l’Hollywoodienne

Spider-Man : Miles Morales – À l’Hollywoodienne

Sorti comme une suite « stand alone » et non un DLC comme la plupart d’entre nous l’avaient compris au départ, Spider-Man : Miles Morales, développé par les équipes d’Insomniac Games, peut-il se targuer d’être dans la lignée de son prédécesseur ? Les grandes responsabilités impliquées par de grands pouvoirs sont-elles à la hauteur ? Tant de questions élucidées dans la suite de l’article…

Comme au cinéma

Dès le lancement, ce qui frappe, et ce même sur PS4, c’est que c’est grandiose, digne des plus grands blockbusters. Le jeu nous lance à fond dans l’histoire, où l’on a plaisir à retrouver Peter Parker en espèce de mentor plutôt cool. Tout est réglé au millimètre, pas de faux pas et c’est un vrai bonheur d’admirer les dialogues entre les protagonistes.

Même pour les fans de Peter Parker de la première heure, l’histoire contée de Miles Morales parvient à nous émouvoir et à nous attacher au personnage. Les similitudes avec la « vraie » histoire de Peter Parker semblent parfois même un peu too-much : mort du père de Miles >< mort d’oncle Ben ; Peter est fébrile avec MJ >< Miles est fébrile avec Phin…

Pour rester dans les grosses productions, le jeu est balancé sur une bande originale de feu. Sur des sons de Jaden Smith et Lecrae saupoudrés du travail d’orfèvre de John Paesano, il serait malvenu de jouer avec la télé sur mute.

Le mimétisme de l’araignée

Concernant le plaisir de jeu et les sensations manette en mains, on retrouve ce qu’on a apprécié (ou pas) dans l’épisode précédent. La sensation de vitesse et de liberté, les longues minutes passées à contempler l’horizon, mais aussi les nombreuses quêtes annexes sont bel et bien toujours présentes. C’est donc plutôt clair : peu, voire pas de changements dans le gameplay, mais après tout pourquoi changer quelque chose qui fonctionne ?

Il faut néanmoins attirer l’attention sur les mini-nouveautés, notamment la bio-électricité développée par Miles. Elle est en quelque sorte l’équivalent de la jauge de concentration que possède Peter Parker. Utilisée à toutes les sauces, elle saura amener un peu de neuf, dans un move déjà vu. Il existe aussi un mode camouflage qui se débloquera au cours de l’aventure et permettra d’un petit peu jongler avec les éliminations furtives (murales, suspendues, brutales).

Les quêtes annexes, parlons-en ! Pas de panique, la chasse aux pigeons est toujours au rendez-vous. La recherche de sac est ici remplacée par la recherche d’objets vous rappelant les bons moments de l’adolescence passée avec Phin. Les repères de Fisk sont, eux, remplacés par les repères de Roxon… Vous l’aurez donc compris, les noms changent mais la base est la même.

Ça ne tient qu’à un fil

Le gros point noir de cette version est sans conteste la durée de vie. L’histoire principale, en plus d’être assez banale et prévisible, ne vous tiendra en haleine qu’une petite demi-douzaine d’heures. Ajoutez à cela le peu de challenge (même en mode difficulté ultime) et vous récolterez un goût de trop peu au vu de la – je me répète – formidable mise en scène. 

Pour pallier cela, les développeurs ont ajouté les quêtes annexes, comme mentionné plus haut, qui peineront malgré tout à allonger la durée de jeu. Même en visant le platine, 12 heures seront plus que suffisantes pour boucler le tout.

Clap de fin !

C’est donc partagé entre un sentiment grisant et une déception globale que l’aventure se termine pour Miles Morales. Mais soyez heureux, vu la fin de l’histoire, nous pouvons penser que les aventures de l’homme araignée ne s’arrêteront pas avec cet épisode.

Note

15/20

Trop court pour être un titre à part entière et trop long pour être un "simple" DLC. Le choix était compliqué et pourra en refroidir plus d'un à sortir 60€ pour une si courte mais intense aventure. À l'inverse, pour les fans, pas de doute, il s'agit d'une franche réussite.

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