F1 2017

Editée et développée par Codemasters depuis 2009, la série des jeux F1 a depuis reconquis ses lettres de noblesse perdues à l’ère de la PS2. Suivant la logique des jeux de sports annuels, F1 2017 suit donc F1 2016 avec la lourde tâche de continuer à innover après la très bonne impression laissée par son aîné. Il est donc temps pour nous d’enfiler casque et gants et de nous mettre au volant !

Une simple mise à jour ?

La sempiternelle question que nous nous posons chaque année est de savoir s’il s’agit du même jeu actualisé avec les pilotes et les voitures de l’année en cours ou si de vraies nouveautés ont été ajoutées. Et cette année encore, la réponse est positive. Au premier coup d’oeil on remarque tout de suite un léger changement dans la création de notre pilote, très subtile mais agréable – nous pouvons personnaliser les couleurs du casque le rendant unique. Cette touche de personnalisation est la bienvenue, d’autant plus sur console où les mods de textures pour changer l’apparence du casque sont inexistants.

Le retour des F1 classiques avec des légendes telles que la MP4/4 d’Ayrton Senna ou la Renault R26 d’Alonso et quelques autres pour un total de 12 voitures qui seront classées en 2 catégories en fonction de leur année, est l’une des principales nouveautés de cette année. Nous pourrons par contre déplorer qu’aucun ancien circuit ne soit présent comme c’était le cas dans F1 2013 et que la stratégie commerciale de Codemasters rende la MP4/4 accessible uniquement aux joueurs ayant précommandé le jeu ou acquis l’édition spéciale, mais ne boudons pas notre plaisir, les sensations de conduite de ces F1 d’antan sont plaisantes et les sons des moteurs V8 comme celui de la R26 sont grisants.

Terminons le tour des nouveautés et améliorations en parlant du tour de mise en grille qui ne nous inflige plus un temps de chargement inutile entre la fin de celui-ci et le début de la course. L‘entrée manuelle au stand a été améliorée elle aussi, vous demandant d’activer et de désactiver manuellement le limiteur de vitesse et le redémarrage une fois relâché par le mécanicien, manuel lui aussi comme le départ de la course. La météo a été rendue plus dynamique et moins prévisible et des versions alternatives de certains circuits sont accessibles mais malheureusement trop peu nombreuses. Il est aussi désormais possible de modifier l’heure de départ pour rouler de nuit à Monaco, par exemple. Le système de scénario revient timidement sous forme d’épreuve communautaire comme ce que nous pouvons trouver dans DiRT 4. À l’heure ou nous écrivons ces lignes, nous nous situons à l’aube du Grand Prix d’Italie et cette épreuve propose d’incarner Kimi Raikkonen dans sa Ferrari, tentant de remonter le peloton. Des événements rétro viendront quant à eux jalonner la progression de la carrière.

Une carrière complète

La carrière n’est pas en reste. Après avoir disparu en 2015, elle était revenue en 2016 avec la possibilité d’améliorer votre voiture au cours de l’année via un programme de développement appelé R&D. Très linéaire et vite achevé, ce programme se trouve grandement amélioré cette année, devenant un énorme arbre semblable à ce que nous pourrions trouver dans un RPG. Cet arbre se divise en 4 axes principaux : le moteur, le châssis, l’aérodynamisme et la durabilité de la voiture. À nous le loisir d’améliorer notre voiture selon ses lacunes grâce à des points de ressources glanés lors des week-ends de course mais surtout des essais. Essais qui eux aussi ont été enrichis de programmes d’essais. Reconnaissance du circuit, gestion des pneus, économie de carburant, sprinter, stratégie de course, tous sont essentiels à la suite de votre week-end. C’est grâce à ces programmes que le jeu pourra définir un objectif raisonnable en qualification et une stratégie pour la course et nous apprécierons les infos fournies par ces tests, comme par exemple les zones où nous usons le plus nos pneus.

Au-delà de l’immersion du joueur dans son week-end de course, F1 2017 s’est évidemment mis à la page du nouveau règlement technique de la Formule 1. Des voitures plus larges, des roues plus larges, des plus gros ailerons pour plus d’aéro, la limitation des éléments moteurs sur l’ensemble de la saison, tout y est ! Si les impressions de vitesse ne sont pas aussi impressionnantes que les vrais pilotes se plaisent à le dire à la presse, force est de constater que des virages comme le Raidillon de l’Eau Rouge et Pouhon à Spa Francorchamps ou encore les S de Suzuka se négocient bien plus vite qu’avant et en touchant encore moins aux freins. Le tout est soutenu par une physique encore plus aboutie avec des aides au pilotage et une difficulté réglable aux petits oignons, la difficulté de l’IA étant par exemple réglable sur une échelle allant de 1 à 120 pour toujours plus de précision. Mentionnons au passage que les pilotes adverses atteignent un nouveau niveau d’agressivité et de propreté dans le pilotage malgré un premier tour de course un peu mou, permettant trop facilement de remonter le classement et de finir au-delà de ce que le niveau de la voiture permet.

Un multi-joueur désastreux, ou presque

Si la partie solo de F1 2017 tend à se rapprocher de la perfection, le multi-joueur s’appauvrit de plus en plus. S’il est bien sûr toujours possible de créer un championnat et des courses personnalisées, le matchmaking n’est plus très clair. Seul un curseur représente la longueur de la course souhaitée et ce, sans aucune précision sur celle-ci ; il faudra donc le positionner aléatoirement au début pour comprendre et trouver la durée désirée.

En piste, le titre tournant néanmoins parfaitement bien en solo se paye le luxe de perdre en performance, des saccades se font sentir alors que le compteur de FPS ne frémit pas d’un poil. Comme souvent dans ce genre de jeu, le multi online est jonché de mauvais joueurs ne désirant que rentrer dans les autres ou incapables d’attendre une vraie occasion de dépasser et F1 2017 ne dispose d’aucun outil pour gérer ces trouble-fête ou même indiquer aux autres joueurs de s’en méfier. D’autres problèmes ont été à déplorer au lancement du jeu, mais ceux-ci ayant été corrigés dans le patch 1.5, nous ne les évoquerons que pour louer la réactivité des développeurs.

Techniquement perfectible

F1 2017 n’est pas moche. Mais il n’est pas superbe pour autant. Nous avons eu la chance de le tester sur deux supports, la PS4 et le PC. Sur ce dernier, tournant sur une vieillissante GeForce GTX 770, il se pousse presque au maximum et malgré cela l’aliasing, le vilain effet « d’escalier » sur une texture courbe, est très présent et le jeu souffre constamment de tearing sur PS4 comme sur PC. Cet effet visuel ressemblant à une déchirure de l’image peut se corriger sur PC en activant la synchronisation verticale mais sur console, nous serons condamnés à le supporter. Enfin, les textures sont assez fades dans l’ensemble et si cela ne se remarque pas en mouvement, sur une vue fixe le jeu rappelle par moments des titres de l’époque PS3. Sur PS4, une option HDR est présente mais n’ayant pas la version Pro, nous n’avons pu la tester. Cependant, un membre de l’équipe ayant essayé le jeu à la Gamescom sur Xbox One X l’a trouvé superbe.

Verdict: 17/20

Doté d'une carrière presque parfaite, F1 2017 est un must have pour tous les fans de F1 ou le simple amateur désirant s'essayer à la licence, de par la quantité de choses à faire à chaque week-end de course. Les F1 classiques apportent aussi un plaisir qu'on ne boude pas. F1 2017 ne rate un gros 18/20 qu'à cause de son multi qui ressemble plus à une rustine qu'à un vrai mode de jeu.

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Réactions

  • Pierre Cyborgjeff Martin le 02/09/2017
    Pierre Cyborgjeff Martin

    « Avec la possibilité d’améliorer votre voiture au cours de l’année via un programme de développement du mode « R&D ». Vous vous retrouvez devant un énorme arbre ‘moteur, châssis, aero et durabilité, semblable à ce que nous pourrions trouver dans un RPG, arbre se divisant en 4 axes principaux ».

    A mon avis c’est une demande de Fernando Alonso pour que le monde entier puisse vivre dans son salon le calvaire de l’espagnol chez Mc Laren Honda… et de quoi nous petit belge nous mettre dans la peau de notre petit Stoffel !

    Répondre
    • Vincent Moureau le 02/09/2017
      Vincent Moureau

      C’est clair ! Après deux courses mon moteur thermique qui doit tenir 5 courses est à 64% :p Tu vas me dire qu’il a déjà tenu plus d’une séance d’essai et que c’est pas mal, ahah

      Répondre

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