Far Cry Primal

Far Cry Primal

Far Cry ! Voilà un nom qui parle aux joueurs depuis le troisième opus paru fin 2012 et si celui-ci a su réinventer la franchise après un premier épisode excellent mais un second à oublier, ce n’était pas forcément le cas du 4 alors que Far Cry Primal par ses trailers laissait entrevoir encore pas mal de recyclage. Qu’en est-il vraiment ? Est-il un Far Cry Blood Dragon-like ou mérite-t-il d’être un vrai jeu vendu à 60€ ?

Préhistoire et mammouth !

L’histoire de Primal prend donc place à la préhistoire, et en grands enfants que nous sommes tous, nous avons salivé à l’idée de chasser le mammouth et de se friter avec un tigre à dents de sabre. Nous incarnons Takkar, jeune Wenja qui à la suite d’une chasse au mammouth ayant mal tourné se retrouve seul dans Oros, un pays qu’il découvre et dans lequel il va tenter de trouver sa place. Heureusement pour lui, il n’est pas réellement le dernier Wenja, il en rencontrera d’autres et fondera même carrément un village pour pouvoir plus facilement résister aux ennemis que seront les Udam et les Izilas. Si les premiers sont des hommes sauvages préférant souvent le corps à corps, les seconds seront plus vicieux et n’hésiteront pas à vous balancer du feu au visage. A l’heure où j’écris ces lignes, pour être tout à fait franc avec vous, j’ai accumulé 12 heures de jeu et je n’ai pas l’impression qu’il y ait réellement une histoire… Je me contente simplement d’aller de mission en mission en ramenant des Wenja dans mon village pour grossir mes rangs.

Le plus déroutant étant qu’il ne semble pas y avoir de mission principale, la progression étant tellement libre que nous pouvons aller parler au chasseur qui va nous proposer d’aller chasser le mammouth, en chemin rencontrer le guerrier pour lui dire où se trouve le village pour finalement réaliser une vision du Shaman (et pendant ce temps le chasseur attend toujours). C’est comme si le jeu n’était qu’une suite de missions secondaires, et c’est là qu’on se dit qu’on se retrouve dans un stand-alone comme Blood Dragon l’était, mais qu’on nous maquille ça en nouveau jeu. Pire, si vous êtes du genre à suivre l’actualité du jeu vidéo, vous avez sûrement vu ces comparaisons des cartes du 4 et de Primal qui sont en fait grosso modo les mêmes.

 Vous prendrez bien une larmichette de nouveautés ?

Heureusement pour nous (j’ai presque envie de vous l’écrire en lettres capitales et de le souligner par un juron) Far Cry Primal apporte quelques nouveautés assez sympa, il faut le reconnaître. La principale étant la capacité à dompter les animaux sauvages (mais pas tous), Takkar étant une sorte d’élu, l’Esprit de la Bête. C’est donc avec joie que vous allez pouvoir lancer des bouts de viande aux prédateurs les plus féroces avant de leur dire « Pssst, du calme, chut » puis partir vadrouiller partout avec eux. Ils seront tour à tour super efficaces ou énervants. S’ils attaqueront pour vous défendre lorsque vous tombez dans une embuscade, ils feront souvent fuir votre gibier. Loup, dhole, blaireau, tigre à dents de sabre, léopard, ours… Il faudra donc bien choisir en fonction de leurs compétences et certains peuvent même être montés. Mentionnons vite fait une chouette qui vous permettra de reconnaître depuis le ciel une zone et de marquer et attaquer les ennemis ainsi qu’un cycle jour nuit ayant de l’importance puisque les animaux sauvages en profitent pour chasser.

L’autre petite nouveauté, même si ce n’est que du maquillage, concerne l’arbre de talent. Alors qu’avant on débloquait tout au fur et à mesure de l’histoire en assignant des points, ici, on débloque différents arbres en intégrant des personnages clés à notre tribu et en faisant évoluer leurs habitats avec des matériaux trouvés ça et là dans la forêt, histoire d’ajouter encore plus de craft inutile si ce n’est le fait de pouvoir créer à la volée dans la roue des armes et munitions.

 Parlons technique

Je ne l’ai pas dit, mais j’ai testé ce Far Cry sur PC et tous les screenshots de cet article ont été pris par mes soins. Equipé d’un i5 2320 4x3Ghz, de 16Go de RAM DDR3 1333Mhz et d’une valeureuse mais vieillissante GeForce GTX 770, le jeu se montre stable dans des réglages naviguant entre moyen et haut réglés automatiquement par le GeForce Experience et le tout en Full HD 1080p pour un framerate oscillant entre 55 et 60 images par seconde. Le jeu est beau, il flatte la rétine et les effets de lumières sont vraiment réussis. Seules les cinématiques et la map rament de temps en temps sans raison apparente…

Note

12/20

En conclusion : un chouette jeu mais qui n'innove pas ou trop peu et qui repompe encore une fois des mécaniques de ses prédécesseurs. Far Cry Primal ne vaut pas ses 60€ mais son époque et le soin apporté au background sauvent la mise et on en aura pour son argent pour peu qu'on puisse l'acquérir pour la moitié de son prix.

Réactions

  • F le 12/03/2016

    J’ai du mal à comprendre leur choix en ce qui concerne l’époque préhistorique vu les choix extrêmement limités qu’ils avaient à développer avec ce contexte. Il y avait tellement mieux à faire pour un spin off.

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    • Aerticum le 12/03/2016

      Je trouve que ça limite surtout l’histoire, côté gameplay ça va en fait

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  • Cyborg Jeff le 13/03/2016

    Preso, moi qui n’ai jamais joué à un Far Cry ni à un jeu de « craft » (je découvre le terme d’ailleurs c’est pour dire)… et bien le concept d’incarner un personnage dans l’époque préhistorique me botte assez bien alors que le concept de jeu tant la vue FPS que la collecte d’objet n’est pas vraiment un style que j’affectionne à la base… de fait ne connaissant pas les autres épisodes, je n’aurais pas vraiment de déception de ne pas retrouver certaines choses présentes pourtant dans les anciens opus… ni des redondances !

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  • spacecowboy le 13/03/2016

    Tant que je m’amuse en y jouant, je peux très bien vivre sans scénario. Peut-être que Primal s’assume comme un jeu d’action, et ce n’est pas une mauvaise chose en soi. Je ne suis pas toujours à la recherche d’une histoire qui me retourne, à condition que l’action en vaille la peine. C’était le cas avec Blood Dragon, qui fut une vraie fancy fair pour moi. Si Primal tient le même rythme que Blood Dragon sur la longueur, ça devrait me convenir.

    Et puis les mammouths quoi ! C’est presque aussi bien que les T-Rex radioactifs.

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  • Mass le 14/03/2016

    Ouille pour ma part, l’absence de véritable quête principale me rebute énormément sur ce coup là ! Car du coup dur de se sentir impliqué, et je suis clairement le genre de mec qui laisse tomber un jeu après deux trois heures dans ces cas là, alors que comme beaucoup le contexte préhistorique du jeu me fais envie :/

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