Tomb Raider : Quand Miss Lara se fait un nom…

Tomb Raider : Quand Miss Lara se fait un nom…

 Lara Croft éveille en chacun un souvenir dopé par la nostalgie de la pub. En ce qui me concerne, Angelina Jolie a depuis longtemps pris le dessus sur les masses de polygones qui ont fait, un jour, des ravages sur les CD de la PlayStation première du nom. C’est donc le cœur léger, l’esprit candide et réceptif que j’insère cette galette  estampillée 2013 dans ma Xbox 360… L’heure du jeu a sonné.

Lara Begins

Cette dernière interprétation des aventures de Miss Croft prend place en amont de tout ce qui a déjà été servi au sujet de la belle. Ce Tomb Raider 2013, édité par Square Enix et développé par Crystal Dynamics, est disponible depuis le 5 mars. L’héroïne aventurière se contente d’arborer un faciès angélique et d’accompagner une équipe d’explorateurs. Certes, elle affiche déjà un enthousiasme hors du commun mais dans les faits, rien ne la voue à un statut de super-héros. Pourtant, très vite, l’expédition de la troupe sur l’île du Triangle du Dragon part en cacahuète et la maigrichonne n’a pas d’autre choix que d’emboiter ce destin qui lui tend les bras. Après une heure d’introduction animée, toute en QTE, Lara est sur le point de devenir Lara Croft. Fin du chapitre premier.

Gameplay panaché

Après cette première partie faite de cinématiques, narration, QTE et autres passages dirigés, l’intestin du gameplay de Tomb Raider se révèle à vous. Que vous soyez amateur de jeux vidéo modernes ou pas, les promesses du projet ne lui assurent pas le long fleuve tranquille. D’une part, la prise de risque d’une Lara reliftée risque d’en rebuter plus d’un, et d’autre part, surfer sur la vague des gameplays actuels peut contrarier les utilisateurs nostalgiques, à la recherche de leurs sensations d’antan. Les plus jeunes quant à eux, ne consacrent pas spécialement un culte à cette licence et restent à conquérir, vierges de tout amour adolescent pour la brune ténébreuse du jeu d’aventure. Force est de constater que l’audace a payé, et la montagne n’a pas accouché d’une souris. Tomb Raider rend hommage à son égérie, tout en galvanisant les gameplays d’aujourd’hui. La clé de ce succès passe par un équilibre idéal entre du rythme, des mondes semi ouverts, des QTE parcimonieux, une gestion des compétences intelligible et ardue, et des combats punchy.

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Le jeu parfait me direz-vous ? Restons calme, si la panacée vidéoludique rodait sur le marché, nous le saurions. Toujours est-il que ces points, bien que perfectibles, parviennent à concentrer toute la réussite de l’expérience. D’un point de vue très pragmatique, vous êtes tantôt invité à observer le monde qui vous entoure, tantôt à solutionner des énigmes astucieuses, sans tomber dans les clichés capilotractés de certains titres mal dosés. Dans la mesure où vous séchez sur une évidence, la gâchette latérale gauche pourra déclencher une vision dopée, et faire apparaître les éléments avec lesquels il est utile d’interagir. Ne pas imposer aux joueurs la solution de facilité est un cadeau, et j’ai presque envie de dire « enfin ». Merci de ne pas cataloguer TOUS les gamers comme des assistés, apeurés à l’idée de devoir réfléchir plus de 30 secondes, sans s’arrêter. Dans le même esprit de « non assistanat » systématisé, les premières scènes de QTE servent de tutoriel. Par la suite, elles se feront plus rares et n’apparaîtront que pour des scènes bien précises. N’étant pas un grand fan de cette façon de jouer, j’y suis souvent réfractaire mais sur ce coup, ils me sont apparus agréables. Après avoir scruté les environs, analysé les possibilités et appréhendé les fonctions premières, il ne vous reste qu’à faire couler le premier sang. Une fois encore, c’est le juste équilibre qui fait mouche. En effet, les modes de combats se présentent comme dans un Gears of War, avec 4 armes accessibles à l’aide de la croix multidirectionnelle. Votre personnage va à l’instar du titre d’Epic Games, se cacher derrière un obstacle à l’approche de celui-ci. Néanmoins, malgré cette approche parfois bourrine sur le jeu de guerre, les situations qui vous attendent imposent énormément de sang froid et de discrétion. Inutile de foncer tête baissée au fusil à pompe, les belligérants auront vite faite de vous encercler et de vous stopper net. La solution passe donc par l’infiltration, l’utilisation discrète et jouissive de l’arc à flèches, ou des armes à feu plus lourdes si vous êtes repéré par l’ennemi.

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Lara démontre fréquemment ses connaissances archéologiques pendant les périodes d’accalmie, mais elle a aussi une légère tendance à la pyromanie. Le feu joue en effet un rôle prépondérant dans l’évolution du personnage. Les sauvegardes se feront d’ailleurs aux différents feux de camps dispersés sur votre chemin. Ces escales permettent aussi d’accéder à un arbre de compétence, vous permettant d’investir les points récoltés au combat dans le perfectionnement d’une arme ou d’une compétence. Cette option classique a le mérite de briller par son accessibilité. Oubliez les schémas prise de tête de Dead Space 3, ici, place est faite à l’intuition. De plus, n’espérez pas booster vos attributs à vitesse grand V car les carburants récoltés ne vous permettront pas de brûler les étapes. Cette distribution modérée d’améliorations oblige à se contenter des outils dont on dispose, et du coup, à mieux les amortir. À ces plaisirs du pad s’ajoutent des scènes épiques qui titilleront votre boite à souvenirs. Pour ma part, j’ai pris mon pied dans une scène anecdotique où Lara se faufile entre des tuyaux brûlants, le corps suintant et le souffle haletant. Ce passage respirait les bonnes heures de Dead Space. Une autre zone vous entraîne dans un exercice de sauts de toit en toit avec la même allégresse et la même précision que Prince of Persia parfois, et Assassin’s Creed souvent. Heureusement, la comparaison avec Assassin’s Creed s’arrête à la beauté des chutes et à l’exploration en hauteur. Juste le temps de passer au stage suivant…

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À coté de ce juste dosage entre les mécanismes populaires, certains passages m’ont horripilé. À plusieurs reprises, je me suis pris pour le Joueur du Grenier, en train de décrire des passages impossibles de Teenage Mutant Ninja Turtles sur NES ou dans Fantasia sur Megadrive. Par exemple, il arrive de temps en temps à notre Lara de débouler à toute vitesse sur un cours d’eau, dans les airs ou dans les rochers. À ce moment, vous devez diriger sa carcasse humaine au sauve qui peut, et franchement, ça c’est mauvais. Le paysage défile à vive allure, les obstacles se dressent sans prévenir et souvent (tout le temps), vous devez opter pour la gauche ou pour la droite, au petit bonheur la chance. Ainsi, après le crash d’avion (promis, je ne spoile presque pas), vous serez invité à vous mouvoir dans les airs, à l’aide d’un parachute. Cette scène est scandaleuse. Heureusement, on s’en sort toujours après une (ou plusieurs) dizaine(s) de tentatives et le plaisir reprend ses droits. Les ennemis affichent une IA satisfaisante, même si parfois ils feraient mieux de garder leurs palabres secrètes. A d’autres moments, ils ont tendance à disparaitre et à abandonner les recherches après une course poursuite effrénée, sans trop d’explications… mais bon, en général, ils vous donneront du fil à retordre, et c’est ce qu’on demande.

Sex, pixels et vidéos!

Comme évoqué plus haut, Lara Croft a subi un sérieux lifting. Finalement, quoi de plus normal puisque cette histoire vous la présente plus jeune que jamais, à l’aube de son statut de super woman. La communauté des gamers s’est rapidement divisée suite aux premières images de la belle. La critique négative étant souvent la première réaction au changement, vous êtes en droit de vous interroger sur le bien-fondé de ce new look. Selon moi, les choix des designers ont dû faire l’objet d’une réflexion poussée. Tout d’abord, un nouveau public est à séduire, ensuite, il faut satisfaire les connaisseurs, avides de points de repère. Dès lors, la seule façon de respecter les traits de la Lara Croft des épisodes précédents passait par une image plus cartoon, qui ne ferait sens que dans un character design tout en cel-shading. Apparemment, ils ont opté pour la version réaliste de la diva, avec les dommages collatéraux que cela entraine. Elle est belle Lara. Ses formes, ses jambes, son visage, ses vêtements, tout recentre son look vers l’essence du personnage que vous êtes appelé à manier, une jeune fille, naïve et vierge de toute aventure. Quoi de mieux que ce visage d’ange et cette corpulence frêle, pour contraster avec la violence des rencontres ? Une autre critique récurrente concerne sa voix française. Certes, la version originale offre une interprétation de haut vol et ampute le doublage de tout espoir de rivaliser. Toutefois, comme au cinéma, si l’on considère la voix française comme un doublage a posteriori, et surtout si on n’entend pas la voix originale en amont, elle s’impose comme logique dans votre tête. Nuancée, en souffrance et cohérente avec le scénario, vous ne devriez pas vous sentir lésé. Dans la catégorie son, les musiques soutiennent parfaitement les évènements, sans les noyer dans des symphonies trop ambitieuses; j’aime remarquer cette intelligence dans l’orchestration des mélodies qui trop souvent, dans les blockbusters actuels, prennent le dessus sur ce qui se passe réellement à l’écran.

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Ne rêvez pas, toute cette débauche d’énergie a forcément un prix et les bugs, l’aliasing et le clipping ont eux aussi droit à leur minute de gloire. Même si dans l’ensemble, ces parasites sont relativement maîtrisés, certaines zones vous figent dans des équations non résolues par le programme. Marcher les pieds sous le sol, ou voir votre bras traverser un mur ne relèvent donc pas du paranormal, mais juste de quelques petits soucis techniques, heureusement assez rares pour conserver l’étiquette « anecdotiques ». Enfin, mention toute particulière à la richesse graphique de l’essai. Lara incarne la beauté plastique par excellence mais au delà de sa joliesse, une pluie de détails ornent les décors et assurent le spectacle. En allant des particules qui flottent dans les airs avec la même fraicheur que dans les images de Ridley Scott pour son Gladiator, aux sculptures asiatiques offrant un aspect culturel à l’espace, jusqu’aux merveilleux effets de lumières rythmés par le soleil qui souligne votre quête, les graphismes déchirent.

Encore une histoire de voleuse de tombes, mais pour quoi faire ?

tomb-raider-xbox-attackLe scénario des titres les plus en vogue du moment brille souvent par la même banalité. Et quand bien même une licence parvient à titiller notre curiosité (Dead Space, Bioshock, …), les suites ont vite fait de nous ramener à la réalité. Dans ce contexte pessimiste, comment envisager un scénario efficace sur une licence amortie jusqu’à la moelle ? A vrai dire, en revenant aux origines d’un héros, les scénaristes choisissent souvent la facilité. Puisqu’il est inutile de réinventer un genre qui n’a plus rien à offrir, cette formule permet d’approcher des personnages ayant tout connu, de façon novatrice, file des excuses aux errances scénaristiques et donne même bonne conscience aux pourvoyeurs de scriptes qui du haut de leur générosité indéfectible offrent aux fans des infos exclusives et collectors sur la genèse de leur chouchou. Avec ce Tomb Raider « origins », tout le monde était en droit de se méfier. Comment rendre une aventure passionnante en privant son fer de lance de l’expérience et des compétences acquises sur les champs de bataille ? C’est ici que Square Enix s’est montré le mieux inspiré. Sans vouloir trop s’enfoncer dans une histoire qui n’aurait finalement intéressé personne, ils ont focalisé l’attention du joueur sur l’évolution psychologique du personnage. La rupture avec le cliché du héros s’opère naturellement, et l’introspection remplace l’ascension. En effet, au lieu de manipuler une fille imbattable et montant en puissance tel San Goku quand il passe en mode blondinet, on découvre une sensibilité féminine, nuancée par ses émotions et sa perception du monde via ses cinq sens. Lara évoluera donc en s’interrogeant sur son potentiel, interrogera ses proches, réfléchira tout haut, poussera des cris, s’étonnera de ses réflexes et n’hésitera pas à aller à l’encontre de ses représentations de jeune fille écolo : tuer un lapin pour s’alimenter, assassiner un homme à mains nues par derrière pour éviter de se faire repérer, escalader des montagnes pour sauver des inconnus, … Pire, elle souffrira de toutes les malices du monde. La nature la frigorifiera, la faune sauvage tentera de la dévorer et l’homme fera tout ce qui est en son pouvoir pour la torturer, en abuser et la tuer. Cette odyssée purgatoire arbore un degré de violence jamais atteint dans la série, pour le meilleur des objectifs des développeurs : immerger et perturber le joueur. Toutes ces épreuves vous attendent, dans la peau d’une Lara qui paie le prix et apprend qu’elle a un nom, Lara Croft. Le voilà l’intérêt « scénaristique ».

Online and success story

tomb-raider-clocheSi vous désirez poursuivre l’aventure en multi, profitez plutôt du printemps et allez observer les bourgeons sur le parvis du voisin! Le online de Tomb Raider ne vaut pas grand chose, on s’y ennuie, il est là pour cocher une case plus dans les options, sans plus. D’ailleurs, si vous vous essayez à ce titre sur le tard, ne vous étonnez pas de découvrir un réseau déserté, car je doute que les joueurs s’acharnent à y passer beaucoup de temps.
Par contre, l’os sur lequel vous risquez de vous casser une dent concerne les succès. Avant d’en débloquer, vous devrez passer une dizaine d’heures sur les missions, afin de commencer à voir votre compteur s’emballer un peu. Anecdotique, certes, mais perturbant quand tels les toutous de Pavlov, on est conditionné à se motiver à coups de récompenses aussi virtuelles qu’inutiles. Je plaide coupable. 😉

La conclusion subjective de Vega

L’été dernier, Square Enix nous avait proposé un Sleeping Dogs décevant malgré un tapage médiatique presque envoutant. Pour ce Tomb Raider, ils ont opté pour une stratégie tout aussi agressive. Dans un marché où il est préférable de promettre moins pour offrir plus, ils ont risqué leur réputation à coups de pubs, annonces, artworks, émissions télés et autres press kits… Force est de constater que le résultat est à la hauteur des promesses. Le jeu vidéo n’a jamais été parfait, et s’en éloigne de plus en plus dans son obstination à singer un pseudo idéal de réalisme. Tomb Raider remet les pendules à l’heure et s’offre le luxe de séduire sur un terrain connu. Sans rien inventer, il se contente d’exceller dans tous les domaines, et ce malgré ses quelques défauts accessoires. La vraie question, quand on passe du temps sur un bon jeu aux principes aussi banals que celui-ci, est « quelle est la valeur d’un excellent titre, dans un monde ou le moyen est légion ? ».

Vega

Facebook : Vega Mike

Note

17/20

Tomb Raider remet les pendules à l'heure et s'offre le luxe de séduire sur un terrain connu. Sans rien inventer, il se contente d'exceller dans tous les domaines, et ce malgré ses quelques défauts accessoires. La vraie question, quand on passe du temps sur un bon jeu aux principes aussi banals que celui-ci, est "quelle est la valeur d'un excellent titre, dans un monde ou le moyen est légion ?".

Réactions

  • Sparcool le 25/03/2013

    Très bon test, très agréable à lire !

    Si j’avais lu ton test pendant que je jouais, j’aurai été entièrement d’accord avec toi sur pas mal de points. Mais ce qui me dérange aujourd’hui, c’est que deux semaines après l’avoir fini, je ne retiens pas grand-chose de cette aventure.

    Alors oui, je l’avoue, sur le coup, je me suis bien amusé en enchaînant les phases d’actions et les moments de calme avec un certain plaisir sans jamais ressentir la moindre lassitude. J’ai même osé penser pendant quelques instants que c’était un des meilleurs jeux de cette génération.

    Avec le recul, je suis beaucoup moins enthousiaste. Certes, c’est un bon jeu aux mécaniques bien huilée mais qui, au final, ne surprend vraiment jamais. C’est certainement pour cette raison que je n’en retiens pas grand chose et cette fin en mousse doit y être pour beaucoup 🙂

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  • Anadim le 25/03/2013

    seule chose que je demande que les 3 prochains opus soient de la meme qualité 😉

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  • Vega le 25/03/2013

    Merci pour vos commentaires et compliments 🙂

    @ Sparcool : Je vois très bien où tu veux en venir, j’ai aussi, quelques jours après mes parties, cette sensation. C’est le problème des JV moderne, même quand ils sont bons, le VRAI plaisir addictif et « casual » n’existe plus. Donc soit on y revient pour le online, soit on y revient pas. Il n’empêche que comme tu le dis, dans l’instant, c’est très plaisant, sérieux et emballant comme expérience.

    @Anadim : Si les promesses de ce nouveau tournant garde le niveau, cela promet en effet des chefs d’oeuvre sur la nouvelle génération de consoles… Wait and see…

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  • Lionheart_mike le 26/03/2013

    Vraiment un très chouette test, c’est dingue, tu m’as même donné envie de tenter l’aventure de next gen Lara 😉

    Mais sinon je me range du coté de Shortcut parce que il a simplement raison de rester sur ces positions par rapport à ce reboot.

    C’est un peu comme avec Castlevania Lord of Shadow, on prends plein de bazars repris à gauche et à droite dans plusieurs jeux, ils sont ensuite mélangés dans une grosse marmite et vers la fin on soupoudre d’un zeste de Tomb Raider pour tenter d’appâter le chaland qui a aimé en son temps la franchise.

    Ce que j’aime dans un reboot c’est que le jeu garde tout de même les codes de la série dont il s’inspire et ici ça semble par être le cas.

    Pour moi, Lara c’est un jeu dans lequel le personnage évolue dans des temples égyptiens, des tombes péruviennes mais pas une sorte de gears of war like avec une héroïne.

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  • Marcel le 03/04/2013

    Je suis entièrement d’accord avec toi. Si ce n’est que tu devrais y jouer avant d’émettre un tel avis, tu réaliserai à quel point tu es loin de la réalité en fait !
    J’ai fini le jeu à 100% à peine 2 jours après sa sortie et… il ne restera pas dans ma mémoire comme étant un tout bon jeu vidéo du millénaire. Faut pas abuser.

    C’est un jeu « d’assistés » à un point que je ne pensais pas cela possible un jour… Et bien si Crystal Dynamics l’a fait ! Par moment, on se demande si on joue vraiment ou si Lara avance automatiquement, les énigmes sont inexistantes et franchement, ce ne sont pas les 5 ou 6 mini-énigmes dissimulées dans le jeu qui vont vous donner du fil a retordre… je n’ai jamais rien vu d’aussi affligeant dans un univers Tomb Raider.
    Le chemin pour y accéder (aux énigmes) est parfois plus long que l’énigme en elle même. Et puis avec ce système de vision machin truc, et de Lara qui cause toute seule pour dire ce qu’il faut faire, ce jeu est tout sauf un vrai Tomb Raider.

    Certes, il est beau (par moment) mais trop dirigiste, avec trop de QTE inutiles, l’IA est en mode Binaire et à la ramasse (les ennemis sont aussi futés qu’une moule sur son rocher), le doublage français est mauvais (et vu que la version Xbox360 ne propose que du FR ou DE, alors que sur PS3 on dispose des 4 ou 5 langues audio… si ça c’est pas du foutage de gueule de la part de SquareEnix), et le Boss de fin… n’en parlons même pas tellement c’est pathétique.
    Et peu importe le niveau de difficulté, le résultat est toujours le même.
    D’autant que ce jeu n’a AUCUNE rejouabilité.
    Une fois l’histoire finie, seuls les chasseurs de succès/trophées se feront chi** à parcourir la map (déserte car plus aucun ennemi n’est présent, ou du moins très très peu par moment, et vu que Lara est devenue une sorte de Rambo, ils ne feront pas long feu) car ils n’ont intégré aucun « NEW GAME+ », donc il n’y a aucun intérêt à recommencer le jeu une seconde fois. Aussi tôt fini, aussi tôt rangé sur une étagère pour trèèèèèès longtemps… mais vu le nanard, non merci ! J’ai préféré le revendre.

    Et le mode multi, sympa 20 minutes, ne fera pas long feu et je parie que dans 6 mois, plus personne n’y jouera. Comme avec tous les jeux de ce calibre.

    Bref, c’est du jeu vidéo « Pop-Corn », mais en aucun cas un jeu « culte ». :/

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  • Vega le 03/04/2013

    Et bien mon cher Marcel, merci pour ton avis tranché et explicite. Ton analyse repose sur des observations / interprétations intelligentes, et fondées. Tes analyses reflètent l’idée que beaucoup se font de ce Tomb Raider, et le moins qu’on puisse dire, c’est que les avis sont partagés… même si la plupart des personnes qui y ont joué ont passé un excellent moment. D’où l’intérêt d’une conclusion SUBJECTIVE, et la possibilité d’échanger sur un blog 🙂
    Je te rejoins tout à fait, à long terme, sur la « rejouabilité » du titre qui une fois fini, perd de sa saveur (pour autant qu’on ait accroché, on avait compris).
    Merci pour ton intervention, et à vite pour d’autres comparaisons – divergences d’opinions… ou tout simplement d’attentes 😉

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