F1 2012 : Pole position ou déjà vu ?

F1 2012 : Pole position ou déjà vu ?

Fan de jeux d’arcade racing, lecteur assidu de Michel Vaillant depuis ma plus tendre enfance, et nostalgique d’une époque dorée de la F1 où Ayrton Senna provoquait son coéquipier Alain Prost à Imola et où un certain Michaël remportait son premier Grand Prix à Francorchamps. Je me lance donc dans un jeu où le gameplay auto arcade n’est plus au goût du jour et où la classe biberon de la F1 a pris le pouvoir… Pour la pole position ou pour le crash ?

 [b][u]Synopsys[/u][/b]

La saison de F1 bat son plein, le suspense est à son comble ! Alors que les dernières saisons de F1 nous offraient une espèce de transition entre les grands d’hier et d’aujourd’hui, on peut enfin affirmer que cette année, le spectacle est au rendez-vous et les candidats pour la gloire sont exceptionnellement proches. Oui, la Grande F1 est de retour et F1 2012 arrive à point nommé, pour se succéder à lui-même ! Codemasters a en effet relancé la F1 en 2010 sur nos consoles de salon avec F1 2010, et un an plus tard avec F1 2011. Ils étaient très techniques, difficiles, réalistes et invitaient les puristes dans le monde de la F1, sans chichi. Qu’en est-il de cette édition nouvelle ?

 

[u][b]Game Play[/b][/u]

D’entrée de jeu, comme souvent chez Codemasters, le menu est épuré, design et intuitif. Nous sommes conviés à prendre part au mode carrière, au sein duquel nous attendent 3 catégories : Test des jeunes pilotes, défi de saison et carrière. Le test des jeunes pilotes est un tuto, simple, court et bougrement efficace. Toutefois, court et simple ne signifient pas « les deux doigts dans le nez en deux coups de cuillère à pot » ! Que du contraire, cette phase initiatique est extrêmement exigeante, monstrueuse de précision et vous pousse déjà, même en mode débutant, à la conduite chirurgicale. Respect des courbes, recherche d’efficacité optimale en allant à chaque tournant chercher la tangente, prise en compte de l’adhérence des pneus et optimisation du freinage, en une douzaine d’exercices, vous devrez appréhender ce vocabulaire et ces techniques. Le défi est au rendez-vous dès les premières minutes de jeu.
J’ai été surpris, dérouté, limite rebuté par la difficulté, mais après de nombreuses tentatives et un peu d’abnégation, la monoplace s’avère extrêmement maniable, et les conseils du tutoriel hyper efficaces. Vous aborderez la course avec beaucoup de recul, sans foncer et secouer le véhicule dans tous les sens.
Ce tuto achevé, nous sommes invités au défi saison. Ici, vous choisissez votre écurie, et votre rival pour la saison. Vous participerez à des championnats très courts, comprenant 10 courses de 5 tours en amont desquelles, les qualifications sont réalisées sur un seul tour. L’objectif principal est de dérocher un volant en battant son rival au moins deux fois. Lorsque vous aurez remporté deux duels, vous serez sollicités pour intégrer une petite écurie, en tant que pilote officiel pour une saison. Après confirmation dans ce contexte, vous pourrez vous lancer dans une carrière, plus ou moins longue, c’est selon.

Un autre mode de jeu, une des seules nouveautés de ce F1 2012, est le mode Champions. Ici, on sort du pragmatisme extrême des modes classiques et on se lance dans l’allégresse d’un jeu vidéo. En effet, vous pourrez défier les six derniers champions du monde de F1 dans des courses hors normes, dont les scenarii sont aussi loufoques que sympathiques. Dépasser Schumi après une pause au stand, des défis sur sol mouillé avec des pneus secs,… Au final, ce n’est guère original mais ça a le mérite de vous mettre dans des situations débridées, difficiles et amusantes.
Même si l’ombre de F1 2011 n’est pas bien loin de celle de 2012, on prend un réel plaisir à s’immerger dans ce milieu, à appréhender une conduite réaliste, à mordre sur les vibreurs et à conduire sagement. Cette sagesse s’impose par la force des pénalités. Le règlement suit l’évolution de la FIA et vous serez sanctionnés plus souvent qu’à votre tour. Une sanction se traduit par la soustraction de dizaines de secondes en fin de course. J’aurais préféré des arrêts au stand, comme dans les courses, car ici, on est parfois surpris de passer de la 4ème à la dernière place en fin de course, juste à cause de deux ou trois pénalités qu’on n’avait pas spécialement remarquées dans le feu de l’action. Surtout que vous serez sanctionnés pour un zigzag maladroit devant un adversaire, un tournant malencontreusement coupé ou un accident déclenché par mauvaise gestion du freinage.
Enfin, en terme de maniablité, j’aime insister sur le fait que les réglages standards d’assistance à la conduite sont très aidant. En pilotage automatique, le simple passage de rapports vous freinera vivement, même si vous maintenez l’accélérateur à son zénith. J’ai aimé ces aides, toutefois, il sera probablement plus jouissif de les désactiver pour les joueurs chevronnés.

[u][b]Technique[/b][/u]

La F1, c’est beau ! Codemasters rend hommage aux monoplaces et à leur univers. Les carrosseries sont authentiques, les effets de lumières jouissent d’une légère amélioration qui les rend encore plus tangibles, les cinématiques mettent les véhiculent en valeur et vous plongent dans une atmosphère bling bling et sexy. Les circuits défilent et le jeu ne ralentit ou ne lag jamais. Malgré toutes ces qualités visuelles, l’élément le plus immersif est le son ! Un effort tout particulier a été réalisé pour que vos oreilles soient dupées et commandent à votre cerveau de s’y croire ! Le moteur, la vitesse, les changements de rythme, le contact avec les différentes textures de sol et même le vent, tous les éléments assourdissants d’une F1 lancée à fond de balle sont présents. Je vous conseille de jouer avec un bon casque ou avec une installation hi-fi digne de ce nom, vos tympans s’en souviendront ! Les musiques d’attente et des différents menus sont agréables et de très bon goût.

[u][b]Inspirations et influences[/b][/u]

Comme mentionné au cours de ce rapport de courses, ce F1 2012 est surtout une évolution de l’opus de l’année dernière. Les changements sont minimes et fans de la licence risquent d’être un peu déçus par le manque de révolution. Les néophytes quant à eux, risquent de découvrir la meilleure simulation de F1 que l’industrie vidéoludique nous a jamais offerte. Du réalisme, de la vitesse, de la finesse et de l’élégance, ces qualités ont déjà été à l’honneur dans les titres F1 de l’histoire, mais ils n’ont jamais été conjugués avec autant de justesse.

[b][u]La conclusion SUBJECTIVE de Vega[/u][/b]

Je dis « OUI » ! Ayant fait l’impasse sur F1 2011, je passe de F1 2010 à F1 2012 et franchement, ce titre s’offre le luxe d’être aussi accessible que technique et réaliste. C’est le défi que les ingénieurs de chez Codemasters sont parvenus à relever. Les joueurs les plus exigeants et téméraires auront toujours le loisir de désactiver les aides au pilotage et donneront ainsi une saveur plus corsée à cette simulation. Les fans de l’opus de 2011 risque par contre d’être un peu déçus par le manque d’innovation en terme de gameplay mais ils se délecteront toujours des nouveaux pilotes et des quelques friandises ajustées à un titre qui était déjà très bon, il y a un an.

[b][u]EVALUATION :[/u][/b]

[b][u]Maniabilité : 4/5

Technique : 4/5

Originalité : 3/5

Durée de vie : 3,5/5

Online : 3,5/5[/u][/b]

[b][u]Note : 4/5[/u][/b]

[youtube]http://www.youtube.com/watch?v=tGC2QQvmmyk[/youtube]

Vega

 

Réactions

  • Cyborgjeff le 03/10/2012

    vindju, ça donne envie de me retrouver jeune ados et de passer des heures et des heures à ce jeux comme à la bonne époque où je m’enfilais saison sur saison à Formula One Grand Prix 2 🙂

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  • Vega le 03/10/2012

    Clair que c’est le genre de jeu sur lequel on s’étend pendant des heures, en quête de perfection… ah, si on avait tjs autant de temps qu’à 15 ans! 😉
    Merci CJ! 😉

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  • Wil2000 le 04/10/2012

    J’essaye d’imaginer ce jeu avec un volant de fou comme Trunks, et un siège à vérins! N’en jetez plus, ça frétille déjà de l’intérieur! ^^

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