Last Resort – La Next Gen d’antan!

Last Resort – La Next Gen d’antan!

Il était une fois…

lastresortSous un soleil de plomb, je termine vaillamment mon assiette de calamars frits dans un bistro espagnol… Dans le fond du local, une borne d’arcade, seule et farouche attire mon attention depuis un moment. Ma dernière bouchée assumée, je la rejoins, insère une pièce de monnaie de la défunte peseta et soudain, la révélation ! Un shmup au look futuriste, qui me rappelle R-type m’emmène dans une semaine de folie durant laquelle, chacune de mes soirées va trouver son apogée devant ce petit chef d’œuvre de difficulté, Last Resort ! Les vacances sur la péninsule ibérique n’auront plus jamais la même saveur…

  • Titre : Last Resort
  • Date de sortie : 1992
  • Machines : Neo Geo AES – MVS – CD
  • Developpeur : SNK

Synopsis

lastresort2L’histoire prend ses quartiers dans un futur où l’Homme a développé la technologie pour la colonisation spatiale. Toutefois, un virus informatique vient chambouler toute cette belle petite organisation et met en péril l’espèce humaine ! Le seul espoir de la terre réside dans ces deux petits vaisseaux que vous êtes invités à piloter à travers cinq stages aux décors post-apocalyptiques…

Gameplay

Avant d’entrer dans les détails techniques, gageons du fait que Last Resort est avant tout une réponse au cultissime R-type : un Shoot’m up 2D horizontal à bord d’un vaisseau évolutif, à la difficulté ardue !
lastresort3L’engin se pilote à l’aide du joystick et de deux boutons. Un bouton de tir classique et un bouton pour gérer un module, que l’on peut récupérer en tuant des ennemis. Ce module peut tourner autour de vous, tire en même temps que vos canons mais dans la direction vers laquelle il pointe. En gardant le bouton tir enfoncé, on peut également augmenter son niveau de puissance, indiqué dans une jauge au bas de l’écran. Ces fameux modules peuvent être rouges ou bleus. Le bleu rebondit sur les parois, par contre le rouge glisse le long de celles-ci.
Votre défi se décline à coup de game-over et de continus, la tâche est d’autant plus complexe que malgré les quelques check points parsemés sur votre chemin, chaque retour de l’enfer vous verra dénué de tout armement bonus, ce qui complique considérablement votre mission au fur et à mesure que vous avancez dans le jeu. Les stages sont de plus en plus durs et des boss intermédiaires jonchent votre trajectoire. Les big boss de fin de niveau sont évidemment aussi de la partie.

Technique

lastresort4Graphiquement, Last Resort est une petite bombe ! Graphismes fins, ultra colorés et agressifs, les cinq environnements proposés font mouche et présentent un monde futuriste décadent avec un premier stage hommage au Neo Tokyo d’Akira, superbe de profondeur, les références au Manga de Katsuhiro ?tomo sont nombreuses. Les musiques quant à elles sont aussi très dynamiques et high tech… les bruitages sont variés et collent parfaitement à l’atmosphère.
En termes d’animation, le jeu est très maniable et fluide mais pêche parfois par quelques ralentissements intempestifs… dommage. En effet, lorsque les sprites s’accumulent et que l’on s’exerce à deux joueurs, le moteur du jeu montre ses limites. Heureusement, l’adrénaline conséquente aux situations oppressantes des combats prend le dessus et vous maintient en osmose avec votre vaisseau !

Evolution et influence

lastresort5Vingt ans plus tard, Last Resort n’a finalement pas à rougir de son âge avancé. En effet, bien que le style aie beaucoup évolué, ce dernier reste un classique, beau, stylé et stimulant. Au cours des années 90, les épisodes horizontaux ont laissé place à une majorité de shmup à scrolling vertical, avec des chefs d’œuvre tels que Ikaruga ou autres productions CAVE par la suite… Les maniac shooters ont pris le dessus et ont fait de ce genre, des jeux réservés à l’élite de la fusillade spatiale.
Personnellement, je reste accroché à la méthode horizontale, où la difficulté n’est pas majoritairement axée sur des centaines de petits projectiles transformant chaque déplacement en mission suicide.
Last Resort fixe la barre très haut en terme de difficulté mais reste accessible à tous, c’est ce qui fait de lui un jeu toujours d’actualité et appréciable par tous.

La conclusion subjective de Vega

Pour conclure, je vous invite à essayer ce Last Resort, non seulement pour sa beauté, sa vitesse, son coté next gen d’antan ou sa puissance nostalgique signée SNK mais surtout pour goûter au digne héritier des Space Invaders et Galaga, remarquable transition du genre qui a failli être pulvérisé par le poids des années mais qui a su s’accrocher, évoluer et trouver un public passionné.

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